Illustration de l'arborescence et des parcours utilisateurs d'un site internet de collectivité

L'arborescence ne doit pas reproduire l'organigramme de la mairie. Elle doit guider chaque administré vers ce qu'il cherche — en deux clics.

Ouvrez le site internet de n'importe quelle commune et regardez le menu. Dans la majorité des cas, vous trouverez : Mairie, Conseil municipal, Services techniques, Urbanisme, État civil. C'est l'organigramme de la mairie transposé en menu de navigation.

Le problème : l'administré ne raisonne pas en services. Il raisonne en besoins. Il cherche comment inscrire son enfant à la cantine, pas dans quel service se trouve le formulaire.

L'arborescence d'un site de collectivité est la colonne vertébrale du site. Si elle est mal pensée, le plus beau design du monde ne sauvera pas l'expérience de navigation. Et les administrés retourneront au téléphone.

L'erreur la plus fréquente : reproduire l'organigramme

C'est le réflexe naturel. Les élus et les agents connaissent leur mairie par services. Quand on leur demande « comment voulez-vous organiser le site ? », ils reproduisent ce qu'ils connaissent.

Mais l'administré qui arrive sur le site ne connaît pas l'organigramme. Un habitant qui cherche à inscrire son enfant à l'école ne sait pas si c'est le service Enfance, le service Éducation ou le secrétariat.

Un menu calqué sur l'organigramme produit un résultat prévisible : l'administré hésite entre plusieurs rubriques, clique au hasard, ne trouve pas ce qu'il cherche, et appelle la mairie. Le site n'a pas rempli sa mission.

Penser l'arborescence autour des publics, pas des services

Un site de collectivité s'adresse à des publics très différents qui ne cherchent pas la même chose.

H

Habitants

Informations pratiques, démarches administratives, actualités locales, agenda des événements. Ils veulent accéder vite à l'essentiel.

A

Associations

Visibilité, communication sur les événements, présence dans un annuaire, lien avec les habitants.

V

Visiteurs & touristes

Patrimoine, hébergements, randonnées, commerces locaux, lieux d'intérêt. Ils arrivent souvent depuis Google.

N

Nouveaux arrivants

Services de proximité, école, médecin, commerces, vie associative. Le site est leur premier contact avec la commune.

Schéma des 4 publics du site

L'arborescence doit permettre à chacun d'identifier en un coup d'œil le chemin qui le concerne. C'est l'approche par parcours utilisateurs — et c'est la base de tout projet bien cadré.

Deux portes d'entrée plutôt qu'un menu unique

L'une des approches les plus efficaces consiste à proposer deux parcours distincts dès la page d'accueil.

« Je suis habitant »

Mairie · Démarches · Actualités · Agenda · Services municipaux — tout ce qui concerne la vie quotidienne du résident.

« Je découvre la commune »

Patrimoine · Tourisme · Hébergements · Randonnées · Commerces — tout ce qui concerne la découverte du territoire.

Organisation générale _ deux portes d'entrée

L'habitant ne voit pas défiler les pages tourisme quand il cherche les horaires du service urbanisme, et le touriste ne se perd pas dans les délibérations du conseil municipal.

Les rubriques qui marchent pour une commune

Pas de recette unique, mais un socle éprouvé en sept rubriques principales, testé sur des communes de petite et moyenne taille.

Accueil — Actualités à la une, prochains événements, accès rapides vers les informations les plus recherchées. C'est la page qui donne le ton et qui doit être vivante.

Votre mairie — Équipe municipale, trombinoscope des élus, conseil municipal, services, publications et délibérations. Le pilier de la transparence institutionnelle.

Vie locale — Associations, commerces et artisans, professionnels de santé, services utiles, équipements communaux. Le contenu qui valorise le dynamisme du territoire.

Actualités & Agenda — Actualités classées par catégorie, agenda des événements, archives consultables. Le moteur éditorial qui alimente le référencement naturel.

Découvrir la commune — Patrimoine, tourisme, hébergements, randonnées, carte interactive. La vitrine pour les visiteurs et les candidats à l'installation.

Démarches & Infos pratiques — État civil, urbanisme, co-marquage service-public.fr, liens utiles, numéros d'urgence. Le contenu le plus consulté — et celui qui réduit le plus les appels.

Contact — Formulaire de contact, coordonnées, plan d'accès, newsletter. Le dernier filet — si l'administré n'a pas trouvé sa réponse, il doit pouvoir contacter la mairie en un clic.

Exemple illustré de l'aborescence d'un site internet d'une mairie

Les erreurs d'arborescence un site internet d'une mairie qui tuent la navigation

Certaines erreurs reviennent systématiquement. Les connaître permet de les éviter.

Le menu à quinze entrées qui noie le lecteur. Au-delà de sept ou huit rubriques principales, le menu perd en lisibilité. Sur mobile, c'est encore pire.

Les sous-menus à trois niveaux de profondeur. Si un administré doit naviguer dans trois niveaux pour trouver l'information, il abandonnera. Deux clics maximum depuis l'accueil.

Les intitulés jargonneux. « Administration générale » au lieu de « Votre mairie ». Le menu doit parler le langage de l'administré, pas celui de l'organigramme.

Les pages orphelines qu'on ne trouve que par hasard. Une page créée mais qui n'apparaît dans aucun menu — c'est du contenu invisible et perdu pour le référencement.

Le menu qui change entre ordinateur et mobile. L'arborescence doit être la même sur tous les supports. Seul l'affichage change, pas la structure.

L'arborescence, première décision de conception

L'arborescence n'est pas un détail à régler après avoir choisi le design. C'est la première décision de conception d'un site de collectivité — celle qui conditionne toutes les suivantes.

Chez Artdim, cette réflexion fait partie de la phase initiale de notre méthode CIVIS  Cadrer & Décider — bien avant de parler de design ou de développement. Parce qu'un site bien structuré, c'est un site où chaque administré trouve ce qu'il cherche.

Questions fréquentes sur l'arborescence

Combien de rubriques doit avoir un site de collectivité ?

Entre cinq et huit rubriques principales est l'équilibre idéal. En dessous, le site manque de profondeur. Au-delà, le menu perd en lisibilité et l'utilisateur ne sait plus où cliquer.

Les sous-rubriques permettent d'aller en profondeur sans surcharger le menu principal.

Faut-il un menu différent sur mobile et sur ordinateur ?

Non. L'arborescence doit être identique sur tous les supports. Ce qui change, c'est la manière dont le menu s'affiche : un menu horizontal sur ordinateur se transforme en menu hamburger sur mobile, mais les rubriques et leur organisation restent les mêmes.

Un utilisateur qui passe d'un support à l'autre doit retrouver ses repères.

Peut-on modifier l'arborescence après la mise en ligne ?

Oui, et c'est même recommandé si les statistiques de fréquentation montrent que les visiteurs ne trouvent pas certaines informations.

En revanche, il faut veiller à mettre en place des redirections pour ne pas perdre le référencement des pages déplacées.

Une arborescence bien pensée dès le départ limite ces ajustements.

Comment savoir si l'arborescence actuelle est efficace ?

Plusieurs indicateurs le révèlent : le taux de rebond (les visiteurs qui repartent immédiatement), les pages de sortie (où les visiteurs abandonnent), les requêtes sur le moteur de recherche interne (ce que les gens cherchent sans trouver), et le volume d'appels pour des informations qui devraient être en ligne. Si ces signaux sont au rouge, l'arborescence est probablement en cause.

Tout savoir sur la fonctionnalité sur la newsletter

Les réponses aux questions que se posent les élus et responsables de collectivités.

Une newsletter est-elle adaptée à une petite commune ?

Oui, et c'est souvent dans les petites communes qu'elle est la plus efficace.

Avec un secrétariat déjà surchargé, la newsletter permet de diffuser les informations à tous les abonnés sans appels ni affichage.

Même 50 abonnés, c'est 50 administrés informés directement — et autant d'appels en moins.

Combien d'abonnés faut-il pour que ce soit utile ?

Il n'y a pas de seuil minimum. Une newsletter avec 30 abonnés engagés qui l'ouvrent et la lisent a plus de valeur qu'une page Facebook avec 500 abonnés dont 5 % voient vos publications.

La base d'abonnés grandit naturellement avec le temps, à condition que la newsletter soit régulière et pertinente.

Quel outil utiliser pour envoyer la newsletter ?

Plusieurs solutions s'intègrent à WordPress : des extensions comme MailPoet ou Newsletter, ou des services externes comme Brevo (ex-Sendinblue) qui proposent des offres gratuites jusqu'à un certain volume d'envoi.

Le choix dépend du nombre d'abonnés et des fonctionnalités souhaitées.

Chez Artdim, nous configurons la solution la plus adaptée à chaque collectivité.

La newsletter est-elle conforme au RGPD ?

Oui, à condition de respecter les règles de consentement : inscription volontaire avec case à cocher, confirmation par email (double opt-in recommandé), lien de désinscription dans chaque envoi, et registre des consentements.

Un formulaire d'inscription bien configuré gère ces exigences automatiquement.

Combien de temps faut-il pour préparer une newsletter ?

Pour une newsletter mensuelle de petite commune avec trois ou quatre informations, comptez une à deux heures de préparation : rassembler les informations, rédiger les textes courts, insérer une ou deux images et lancer l'envoi.

Si la collectivité délègue à son prestataire, ce temps se réduit à la simple transmission des informations brutes par email.